bois-inde Bois d’Inde, Bwa Dend
Pimenta racemosa (P. Mill.) J. W. Moore, Myrtacées


La plante doit son nom aux Indes occidentales (Amériques) dont elle est originaire

Il porte aussi les noms botaniques de Pimenta dioica ou Pimenta racemosa ou Pimenta officinalis
On le sous plusieurs dénominations : All spices en anglais, Quatre épices ou tout épices, piment de la jamaïque


Origine : Nord Amérique du sud et Antilles. Floraison : novembre à mars ; fruit de janvier à juillet.

Ses propriétés
Il existe différentes variétés chimiques de bois d’inde (odeur citronnée, giroflée, anisée.... Cette dernière est utilisée pour fabriquer le "bay-rhum") ; ces variétés chimiques sont plus ou moins riches en eugénol, une substance antibactérienne et antifongique.
La décoction de feuilles de la variété P. racemosa ozua diminue les contractions de l’intestin.
L’huile essentielle obtenue à partir de la variété P. racemosa racemosa contient une substance sédative et narcotique.

Attention ! cette même huile essentielle provoque, si ingérée, des lésions du tube digestif ; la plante peut provoquer des dermatites par contact.

Usages en médecine traditionnelle
Le Bois d’Inde tient une place importante dans la pharmacopée américaine. Les indiens Caraïbes le nommaient "achourou", ils s’en servaient comme condiment et préparaient un shampoing pour les cheveux et le corps.
De nos jours, il est considéré comme plante "réchauffante"
Ses feuilles, coriaces et odorantes, distillées dans le rhum, donnent le "Bay Rum", lotion tonique utilisée en friction pour les rhumatismes, les refroidissements et en massage local, par les sportifs.

rhumatismes, états grippaux : huile extraite de la feuille, en application ; bay-rhum (feuilles distillées dans du rhum).
douleurs abdominales : feuille en décoction salée
maux de dents : feuille fraîche pilée, en application locale

Attention : Ulcèrogène, il est conseillé de l’utiliser avec modération en usage interne (5 feuilles maximum par tasse d’infusion).

Historique
Le Bois d’Inde est aussi appelé "poivre de Jamaïque" ou "4 épices" car sa saveur rappelle celle du mélange "poivre, cannelle, muscade, girofle".
Il a été découvert par Christophe Colomb lors de son voyage aux Caraïbes. Quand il aborda en 1494 les côtes de la Jamaïque, Christophe Colomb fut intrigué par de grands arbres portant de petites baies qui, une fois séchées, ressemblaient aux grains de poivre. Il baptisa sa découverte poivre de la Jamaïque, mais les Anglais eurent tôt fait de les nommer "all spice" pour leurs étranges saveurs aromatiques et brûlantes que l’on peut comparer à la fois à celles du poivre, du clou de girofle, de la muscade et de la cannelle

Description
Myrtacée, originaire des Antillaise et du bassin de la Caraïbe.
Arbre moyen, d’environ 10 à 20 mètres de haut, aromatique à l’écorce grise, rougeâtre se desquamant. Rameaux à 4 angles.
Feuilles (4-15 cm) odorantes, luisantes, opposées et coriaces à nervures latérales bien visibles, en forme d’ellipses..
Petites fleurs blanches, odorantes disposées en petits groupes.
Fruit (8-10mm) ovale et noir.

Usages culinaires
Les feuilles, l’écorce et les baies (ressemblent à de gros grains de poivre noir) sont utilisées comme condiment dans la cuisine créole.
On l’utilise entier ou moulu. il demeure une production des Caraïbes et est connu chez nous sous l’appellation de quatre-épices ou tout épices. Peu utilisé dans la cuisine européenne, il parfume pourtant agréablement les ragoûts, les soupes et entre souvent dans la composition de saumures, saucisses, viandes en conserve, marinades de viandes ou de poissons. Il est un condiment indispensable au court-bouillon de poissons traditionnel.
Il trouve aussi sa place dans des gâteaux et des confitures et sert même à aromatiser certains rhums. Il sert à parfumer le court-bouillon de cuisson du "Jambon de Noël": célèbre plat de fin d’année aux Antilles. Une épice à redécouvrir car outre ses parfums, elle possède aussi quelques vertus : elle soulage les troubles intestinaux et facilite la digestion.